11 /02/2027
Espace formation CCI
Du Shah aux Ayatollahs
Géoplitique
Thierry PIEL
Public : Ouvert à toutes et à tous
Second souverain d’une dynastie résolue à moderniser l’ancien royaume perse, Mohammad Reza pahlavi succède à son père le 16 septembre 1941. C’est à la suite de la crise internationale provoquée par la nationalisation des pétroles iraniens qu’en 1953 il décide par un coup d’État de prendre véritablement la tête de l’Iran engageant dans la foulée un train de réformes destinées à transformer le pays à marche forcée. Allié privilégié des Américains, l’Iran devient alors la principale puissance du Moyen Orient.
Derrière les fastes organisés en octobre 1971 à Persépolis pour célébrer les 2500 ans de la fondation de l’Empire perse, naît une opposition nourrie par le déclassement des laisser pour contre des transformations économiques à laquelle s’ajoute une répression brutale orchestrée par les services de sécurité du shah, la redoutée SAVAC.
À côté des oppositions contraintes au silence, les milieux religieux ne tardent pas à canaliser les mécontentements. C’est dans un contexte économique dégradé qu’au cours de l’année 1978 les Iraniens descendent dans la rue poussant au final Mohammad Reza Shah à concéder quelques timides et tardives avancées démocratiques. Malade, abandonné par ses alliés occidentaux, le shah quitte son pays le 16 janvier 1979.
Après un moment d’euphorie, les Iraniens qui s’étaient rassemblés autour de la figure emblématique de l’ayatollah Khomeyni en exil depuis 1964 en Irak puis en France, se retrouvent soumis à une nouvelle oppression celle d’une république islamique radicale. L’affaire des otages américains de l’ambassade de Téhéran et le meurtrier conflit avec le voisin irakien contribueront paradoxalement à renforcer les assises d’un régime répressif toujours en place à ce jour.



